Nimbus et moi sommes partis trois semaines au Pérou, en Décembre 2005.

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Arrivée à Lima

Toutes les photos !

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Le voyage commence bien ! - Lien vers les photos

Suit Commentaires1 un trajet dans Lima de nuit et on se rend vite compte que la ville, traversée par de nombreuses autoroutes urbaines, est gigantesque.
Commentaires3 Bien sûr, une fois nos affaires posées dans la chambre, on a qu'une envie, c'est d'aller faire un petit tour en centre ville.Commentaires4 Et là nous sommes refroidis par le mec de l'accueil, qui nous explique à l'aide d'un plan qu'il est déconseillé de s'éloigner de plus de 200m de l'hôtel... Ah ça calme ! Pas très rassurés par ce premier contact avec la vie nocturne Limeña, on ose tout de même s'aventurer jusqu'à la Plaza de Armas avant d'aller nous coucher.

Commentaires5

Lima Commentaires6

Que dire de Lima ? Commentaires7 Et bien le meilleur adjectif serait "agressif". La ville grouille littéralement de voitures qui font un concours géant et permanent de klaxons. C'est pollué, ça pue. Et puis avec tout ce qu'on lit dans les guides + le mec de l'hôtel pas très rassurant, on croit qu'on risque de se faire agresser à chaque coin de rue... Commentaires8

Mais on ne laisse pas les premières impressions négatives prendre le dessus et nous voici partis pour un petit périple dans le centre ville! Commentaires9

Après avoir visité quelques cathédrales et églises (y'en a plein au Pérou!), il commence à se faire faim... Voici quelques photos . Et le hasard nous fait commander une spécialité locale : le Lomo Saltado ! Humm c'est super bon ! Je sens qu'on va bien bouffer au Pérou ! Le serveur nous amène assez rapidement, pour accompagner, un grand verre de boisson non identifiée qui ressemble... Commentaires10à de la pisse chaude ! Bon, les péruviens n'étant pas réputés scatophages, je me lance et... ouf, on dirait du Pastis !

Une fois repus, nous repartons en balade et nous finissons par atterrir dans un bar servant des "Mates de Coca". Des infusions de feuilles de coca quoi ! Cool ! On a très envie de gouter !!Commentaires11
Il faut savoir que la feuille de coca sert de base à la cocaïne, mais que dans cette partie de l'Amérique du Sud, il est culturel d'en machouiller de temps en temps ou d'en faire des tisanes. Bon, bien sûr, c'est un peu comme les rastas suisses qui achètent de la Majijuana pour parfumer leur bain : une quantité de feuille est détournée à des fins peu avouables, mais plus que rentables...
Enfin bref, nous on s'en fout, on trouve ça super bon ! Ca tombe bien : c'est un bon remède contre le mal des montagnes, on sera peut-être obligé d'en prendre quand on abordera les Andes !

La journée se passe et pour le repas du soir (qui a dit "ils ont toujours faim!" ????) on trouve un resto qui semble sympa. Cette fois pas de bol, c'est super glauque. Un serveur, qui a une tête genre "Famille Adams" et un accent chelou, vient nous voir toutes les trois secondes pour prendre les commandes. Pas de bol, on est encore nuls en espagnol, on comprend rien à la carte... Bon comme on voit qu'on fait chier, on commande des trucs au hasard et je me retrouve avec... un Lomo Saltado ! Mince, je suis persuadé que c'était pas ça qui était marqué sur la carte... Putain, j'espère qu'ils n'ont pas que ça à bouffer dans ce pays !!

Le Machu Picchu

Le Chemin de l'Inca

5h20.
Beuuh, il faut encore se lever tôt !

Mais cette fois c’est pour la bonne cause car nous partons pour le mythique « Chemin de l’Inca » qui nous mènera, à travers la forêt tropicale, jusqu’au Machu Picchu !

Comme l’Etat interdit les randonnées sur le Chemin sans guide officiel, nous sommes passés par Jimmy qui a tout organisé. Nous retrouvons donc un australien dans le train qui nous emmène au « km 104 », début de notre périple.
Cool ! Nous ne sommes que trois, plus un guide, c’est très prometteur ! En plus moi j’aime bien parler aux étrangers et pendant nos 3h de train nous aurons grandement le temps… même si notre Aussie a un accent à couper au couteau !

Après quelques hésitations sur notre arrêt, nous finissons par descendre du train au milieu de nulle part : le km104, début de notre randonnée.
Il faut savoir que pour des raisons de temps, nous faisons la version courte du Chemin de l’Inca, en deux jours. La version complète part du km 89 et dure quatre jours. Dommage qu'on ait pas pu la faire mais au moins on ramènera quelques belles photos de la jungle !
En tout cas, il y a quand même foule ! Heureusement, une fois partis avec notre guide, nous perdrons cette impression.

Le Chemin est vraiment chouette : nous grimpons dans la montagne pour traverser de la forêt tropicale et nous tombons sur des ruines de villes Incas qu’on dirait sorties d’un film d’aventure ! C’est trop chanmé !
L’Australien est très sympa, mais il semble moins enthousiaste. En fait, il ne s’intéresse et ne connaît pas trop l’histoire du pays, et il est moins dépaysé que nous, car il y a ce genre de forêt chez lui. Tant pis, nous en tout cas on kiffe bien, même si, pour suivre la cadence du guide, on ne peut pas prendre autant de photos qu’on voudrait.
Nous apprenons de même que certains prêtres catholiques participent à la l’Inti Raimi : la Fête du Soleil. Où un lama est sacrifié ! Souvenez-vous de la méthode que j'ai décrite précédemment …

Très intéressant !

Après ça nous reprenons la route pour le Machu Picchu que nous finirons par atteindre via la Porte du Soleil.

Nous arrivons donc finalement au Machu Picchu par le haut, et après l’avoir littéralement mitraillé de photos, Nimbus et moi descendons au village le plus proche à pied. Et oui, la visite du site est pour le lendemain !
Cette dernière marche avant le coucher du soleil nous permet de profiter encore un peu de la forêt tropicale.


Nous passons donc deux heures à nous prélasser dans des bains remplis de touristes américains. Agua Calientes, étant située au pied du monument le plus visité d’Amérique Latine est en effet submergée de touristes. En haute saison ça doit être l’enfer !

Le Machu Picchu

Il pleut !!! Dur pour prendre des photos
Mince ! On a eu beau temps jusqu'ici et pour notre visite du plus fameux site péruvien on a droit à un déluge !!!

Mais bon, on est quand même hyper-motivé : on s'est pas levé à 5h20 pour rien ! Par contre tête de mort à notre guide qui est en retard. Enfin c'est de notre faute : depuis le temps qu'on est dans le pays on aurait dû le prévoir... En attendant, on tchatche une serveuse.

Arrivés sur place, c'est époustouflant ! La pluie laisse peu à peu place à une sorte de brume ce qui donne une atmosphère magique !
Notre guide nous fait visiter pendant 3h les moindres recoins du site, avec des tonnes d'explications. Pour nous c'est la révélation : c'est la première fois que l'on visite un site avec un guide. Du coup, on arrive même a comprendre rétrospectivement les bribes d'informations glanées en nous incrustant dans des groupes au cours des derniers jours !

Une fois la visite terminée, nous restons sur place pendant quelques heures afin de profiter pleinement du lieu ! En plus il fait beau, maintenant !

Nous visitons le site dans les moindre recoins et nous finissons par tomber sur un groupe de lamas super sympas que je ne peux m'empêcher de prendre en photo...

Puis nous décidons de grimper au sommet du pic qui domine les ruines de plus de 300 mètres : le Huayna Picchu. En effet, non seulement la vue doit vraiment être chouette de là-haut, mais nous avons de plus appris qu'il y a également des constructions. On avait déjà remarqué que les Incas aimaient bien construire dans les endroits les plus inaccessibles...

Au tout début du chemin menant au sommet, nous devons pointer à un poste de garde qui note nos noms et l'heure d'arrivée. Je me demande bien pourquoi ???
En tout cas, la montée est assez ardue. La fin nous fait même passer par de minuscules passages creusés dans la roche. Mais arrivés en haut...

C'est le choc ! Putain faut pas avoir le vertige !

LA FIN DU VOYAGE

Dernier jour à Cuzco

Ainsi que le fameux Temple du Soleil dont les pierres étaient recouvertes d’or lorsque les conquistadores y pénétrèrent. Il va sans dire que tout cet or a rapidement quitté le pays en direction des coffres de la Couronne espagnole…
Mais même sans or, la visite est très intéressante, car nous sommes au cœur du bâtiment le plus important de la religion Inca. Seuls les prêtres, l’Inca et les nobles (de sexe masculin) de plus haut rang pouvaient y accéder !
Du coup, en l’attendant, on discute avec sa fille, Grace, qui elle est à l’heure. Les sujets sont plutôt variés : des Pokemons jusqu’aux arnaques aux touristes. Nous en apprenons de belles à ce sujet ! Notamment à propos de Cruz del Condor, un site, très prisé des touristes ! Situé dans le Colca Cañon, on peut y apercevoir de nombreux condors au lever du Soleil. Seulement voilà, Grace nous apprend que ces condors ne sont pas là uniquement pour faire plaisir aux touristes, qui ont été obligés de débourser 7$ (sic!). Une carcasse « fraîche » d’âne, astucieusement dissimulée en contrebas, les attire…

Retour à Lima

7h30. Beuuuh, j’ai mal à la tête !

Je me lève tôt car je suis sensé avoir rendez-vous avec Grace. Mais vu l’état dans lequel on l’a ramenée, je doute qu’elle vienne. Enfin, on ne sait jamais !

Finalement elle ne se montre pas, mais en l’attendant j’ai tout loisir d’observer la ville qui s’éveille. A un moment, une vieille femme passe devant moi en tirant un lama. Je réalise alors que c’est le dernier que je vois : Lima est au niveau de la mer et il n’y a pas de lama là-bas. Bah moi ça me fait chier : j’aime bien les lamas !!

Dernier jour au Pérou.

  Finalement ça tombe bien : plus de carte mémoire, plus de photos ...

Partons rapidement pour le quartier « occidentalisé » de Miraflores, car nous avons peu de temps devant nous. Ca tombe bien : à cause de ces saloperies de timbres à 6 soles, nous sommes fauchés et donc nous ne perdrons pas de temps à déjeuner.

Nous rentrons pas trop tard pour nous garder un peu de marge et nous décidons de dépenser nos derniers soles dans un bar où ils servent du Mate.
Et là surprise : ils passent « le Gendarme » à la télé. En français sous-titré ! Du coup on ne peut pas s’empêcher de jeter un coup d'oeil de temps en temps, et on se rend bien compte que c’est devenu ringard. Mais l’honneur est sauf, les Péruviens ont l’air d’apprécier et rigolent souvent !

NASCA

1er jour à Nasca

Nous décidons de partir dès le lendemain pour Nasca, à 400 km au sud de Lima. Nasca est célèbre pour les dessins gigantesques d’animaux et les grandes figures géométriques qui ont été dessinés par une civilisation disparue il y a plus de 1000 ans.

Une fois arrivés au terminal, nous stressons un peu quand au destin de nos sacs à dos ; en fait nous sommes mauvais en espagnol et nous ne comprenons rien aux explications… Rahhh, pourquoi j’ai fait allemand si longtemps et pas espagnol ???

Bon bref. Comme on ne connaît pas encore l’état des bus péruviens, on a pris le plus cher. Le but sera d’en prendre de moins en moins chers jusqu’à ce qu’on trouve le confort qui nous convienne ! En tout cas, on ne s’est pas fait voler : notre bus est top classe !

Le trajet se passe tout seul et nous traversons des paysages qui me font penser au désert marocain.
Une fois à Nasca, le contraste avec Lima est évident : la ville est calme et très accueillante !

On va se coucher pas trop tard, car le lendemain on se lève tôt : on va louer un avion pour survoler les fameuses lignes ! Pas de chance, les mecs de la réception regardent la télé avec un volume de malade. Je ne sais pas ce que c’est comme émission, mais à moitié endormi j’ai l’impression d’entendre des trompettes et des pétards…

2e jour

6h30, le réveil sonne.
Merde, on se réveille encore plus tôt que quand on va bosser ! On arrive au rendez-vous à 7h30… personne ! En fait on est pas encore habitué, mais avec les péruviens il ne faut pas trop s’étonner lorsqu’ils sont en retard…
Nous arrivons en 4x4 à l’aéroport et on nous fait patienter en nous mettant dans un petite pièce avec un documentaire sur les lignes. Bien sûr rien ne marche… Mais heureusement Nimbus est électronicien et quelques coups bien placés sur la prise finissent par tout réparer !

Nos (petits) avions finissent par arriver. Nimbus prend le premier et je pars 15min après. On est séparé, mais l’avantage c’est qu’on est à la meilleure place à coté du pilote ! Les photos décriront mieux le reste du vol !

AREQUIPA

Finalement la nuit dans le car ne s’est pas trop mal passée !
Et en plus on a pas perdu de temps !

Grâce aux guides, nous trouvons un petit hôtel pas cher et tout proche du centre ville. Comme il est encore très tôt, aucune chambre n’est prête et la gérante en a vraiment l’air désolé. Elle s’agite et court partout pour remédier au problème. Nous on est de toute façon pas très pressé, on aurait préféré un Mate gratos…

Arequipa est vraiment une ville superbe. Contrairement à Nasca, c’est une ville administrativement importante, et ce dès l’époque coloniale. C’est de plus une ville très touristique, donc les bâtiments du centre ville sont impeccables. Du coup, nous on adore Arequipa !

Arequipa n’est pour nous qu’une étape sur le chemin du Colca Cañon où nous comptons nous balader deux/trois jours. Par chance, lors d’une « pose Mate », nous tombons sur un retraité canadien qui connaît l’endroit par cœur. Il nous conseille quelques étapes moins touristiques et plus authentiques et nous donne l’adresse d’une religieuse chez qui on peut squatter… euh …dormir !
Puis il nous raconte toute l’histoire du canyon, de Pizarre  jusqu’à la construction de la route, en passant par les projets de Gustave Eiffel. Vraiment une rencontre très intéressante !

Nous le quittons pour visiter le monastère Santa Catalina, qui est gigantesque : la taille d’une petite ville ! Puis nous avons juste le temps de courir pour aller visiter un musée consacré à des momies d’enfants retrouvées au sommet du volcan qui domine la ville. Ca a l’air chouette, seulement voilà : c’est cher et surtout ils veulent garder mon appareil photo à l’accueil ! Comme il n’en est pas question, tant pis pour la visite…

COLCA CAÑON

Yanque

Arrivés devant notre bus, il ne paye pas de mine.
Chouette, enfin des vrais transports péruviens! Nos sacs étant assez gros, on les pose sur d'autres sièges et on prie pour que le bus ne soit pas plein...
En tout cas, nous qui voulions du confort spartiate, on est gâté ! Les amortisseurs sont inexistants, et le chemin tout pourri : on saute de partout en permanence ! Ce qui est rigolo aussi, c'est que des fois on s'arrête au milieu de nulle part pour prendre ou faire descendre des gens. Moi j'aime bien ce voyage.

Arrivés à Yanque, nous cherchons la religieuse, Madre Antonia, dont nous avait parlé le canadien. Plus trop pour squatter chez elle, car on ose pas, mais au moins pour lui dire bonjour, voire discuter un peu avec. On se sait jamais, ça peut être sympa !

Comme on ne la trouve pas, on se trouve un mini hôtel et bonne surprise, y'a un petit alpaga dans le jardin ! Cool, on en avait pas encore vu ! Moi j'aime bien les bêtes, alors je vais le voir pour le caresser. Comme il est encore jeune, il est plutôt craintif. Je me rendrai bientôt compte, que ce n'est pas du tout le cas des adultes...
En tout cas, quand il a soif, il boit l'eau de la lessive. Au début j'essaie de l'en empêcher, pensant que ce n'est pas très bon pour lui, mais visiblement ça ne le dérange pas alors je le laisse tranquille. Et puis il est rigolo avec de la mousse plein le museau !

En tout cas, c'est pas facile de traverser des champs en terrasse et je misère un peu pour rentrer. Je finis par suivre un berger, dont une des vaches file un coup de corne à une voiture qui passait un peu trop près, un peu trop vite !

La descente dans le canyon

Nous nous levons super tôt... à 4h !
Mais on fait bien, le bus est en avance . Nous arrivons sur la Plaza de Armas de Capanaconde, et nous sommes entourés par des chiens qui veulent se faire une femelle en chaleur. Pas très rassurant : ces chiens ont l'air complètement oufs !

Nous avons décidé de descendre à cet endroit, car au fond du canyon il y a des sources chaudes et la possibilité de dormir. Nous voici donc partis avec nos gros sacs !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le paysage est magnifique. Les montagnes sont vraiment impressionnantes et nous écrasent. L'inconvénient c'est que la descente est assez ardue et la remontée sera bien pire. D'ailleurs on croise des occidentaux qui en chient bien...

Arrivés en bas, les couchages sont très sommaires, mais le nom d'Oasis est bien porté. On sympathise avec les backpackers déjà sur place et c'est rigolo, il y en a de plein de nationalités : des suisses, des canadiens et un hollandais. Plus tard nous serons rejoints par des écossais ! En tout cas nous sommes des petits joueurs : eux restent tous plus de trois mois et hallucinent quand on leur parle de nos trois semaines...

Il y a également un alpaga, mais il est adulte et d'une autre trempe que celui de la veille. Dérangé, il n'hésite pas à cracher... Heureusement, on l'entend renifler lors de la préparation, ce qui laisse le temps de se barrer : et oui contrairement à ce que l'on voit dans Tintin, ce n'est pas de l'eau que ces gentilles bébêtes crachent ; plutôt des gros glaviaux !
En tout cas, moi je les aime bien : ils sont fiers et arrivent à se faire respecter !

Nimbus est bien motivé pour faire une randonnée remontant par l'autre versant, mais on craque et on abandonne au bout du tiers... Néanmoins en rentrant, nous croisons un muletier et nous louons ses services pour porter nos bagages le lendemain. On a pas tout perdu !

En rentrant on se fait une partie de volley : francophones vs péruviens. Ils trichent à fond, mais comme on est les meilleurs on parvient à faire égalité !

Le soir, après un repas constitué de... soupe Maggi (sic!), on se prend un bouteille de Pisco et on boit tous ensemble en refaisant le monde...

La remontée de la mort

Le lendemain matin, au réveil, on ne voit personne.
Bah c'est pas grave, on va mouler dans la piscine ! Ca nous permet d'être les premiers à accueillir une nouvelle venue : une française venue faire du commerce équitable. C'est ça qui est cool dans cet endroit : des gens arrivent et en partent en permanence ; c'est très vivant !
Et puis l'ambiance est très sympa et roots : Aaron le suisse, est même obligé de faire la bouffe, car ça saoule le mec qui gère le camp.
Ce dernier repas ici est vraiment chouette : on se met à plusieurs autour de l'alpaga pour jouer à une version andine de la roulette russe. Chacun notre tour on l'embête un peu et le premier qui se fait cracher dessus a perdu. Et c'est tombé sur... le québécois !
Pendant ce temps, Sandra, la nouvelle venue, apprend les secrets du marchandage à la péruvienne à Nimbus. Je dois dire que jusqu'ici ça nous échappait un peu. A partir de cet instant, on s'est senti vachement plus à l'aise !

Le seul point négatif de ce repas ce sont les mouches. Des espèces de mini-mini-mouches qui piquent ! Comme je suis jambes nues, c'est festival ! Mais bon, mon sac est loin, il fait chaud, j'ai la flemme d'aller chercher mon fut'. Et puis après tout, c'est pas cinq mouches qui vont me manger !!

Mais bon, on traîne on traîne, et c'est l'heure de partir ! Les Suisses nous précèdent de peu et on se donne rencart dans un hôtel en haut. Nous on rejoint notre muletier et c'est parti pour la remontée qui nous a fait angoisser depuis qu'on est en bas.

Et on a eu raison : c'est la misère !!! Il fait super chaud, c'est dur. On a vraiment bien fait de ne pas prendre nos sacs de 15kg sur le dos. Le muletier et sa mule eux, avancent comme des ouf ! En cinq minutes on les perd de vue. Le mec avait l'air honnête mais un léger doute subsiste : on fait quoi s'il se barre avec nos sacs ?...

Vers la fin, on fait tout de même une rencontre mémorable. Une vieille femme est assise et file de la laine, en attendant d'éventuels randonneurs. En fait elle vend de l'eau et du coca ! C'est trop le bon plan : des tas de mecs apparemment tentent la remontée sans boisson ! On discute un peu et je lui prend un coca tellement je trouve qu'elle assure !
Puis nous voilà repartis et on finit par rejoindre notre muletier qui nous a attendu... 1h30 ! Le reste du trajet se fera avec nos sacs sur le dos.

Arrivés à l'hôtel de notre rencard, pas de bol : plus de place. J'essaie de savoir si les suisses ont une chambre, mais la réception est catégorique : non ! Ah merde...
Bon, on va a l'hôtel d'en face et là ils ont des chambres.. mais pas d'eau chaude ! Putain c'est notre veine ce soir ! Et en plus je me rend compte que les piqûres de mouches du midi sont loin d'être anodines : ma cheville enfle et devient violette !!!

Bon, mais c'est pas tout, la faim étant la plus forte, on va dans un petit resto et le mec n'a tellement rien qu'il doit faire les courses en fonction de ce qu'on commande !... Et là surprise : on entend la voix des suisses qui en fait sont dans une chambre juste à coté ! On va les voir et nous passons la fin de la soirée ensemble.

 

AREQUIPA STRIKES BACK

5h50.
Merde, le bus de 6h est déjà en train de partir ! Heureusement, en courrant comme des tarés, on arrive à l'attraper.
Le chemin est pire qu'à l'aller : les secousses sont tellement importantes que le film qu'ils nous ont mis freeze toutes les 30 secondes. En plus c'est une daube qui parle de zombies volants attaquant un bus scolaire...
Enfin bon, ça fait des souvenirs et si ça avait été un bon film, je ne m'en serais pas souvenu...

Nous arrivons à Arequipa, mais nous ratons le bus pour Puno de quelques minutes ! Mince qu'est-ce qu'on va faire ?

Bah finalement, ça nous laisse du temps pour visiter ce qu'on on avait pas pu voir lors de notre premier passage, et notamment le musée avec les momies congelées. Cette fois bien sûr, je ne prends pas mon appareil sur moi. En tout cas Nimbus et moi on se marre bien lorsqu'on se rend compte que notre femme de chambre a la même tête que "Juanita", la momie phare du musée !

Pour le repas du soir, nous allons à "Pollo Pyo Pyo" une gargote qui nous avait vraiment plu la dernière fois. Cette fois le serveur est différent et essaie de nous carotte la soupe comprise dans le menu. Sûrement parce qu'on est les seuls gringos de la salle. Mais on ne nous la fait pas à nous ! Enfin disons qu'heureusement qu'on était déjà venu pour connaître les arcanes du menu...
Nous en profitons pour essayer le Kola Real, la deuxième boisson nationale ! C'est rigolo : la première, Inca Cola, a le goût de bonbonà la banane et celle-ci a le goût de fraise tagada !

Comme à partir de Puno, nous allons commencer à véritablement être en altitude, on décide d'aller à "l'Inka Farma" acheter un remède, conseillé par Sandra et les suisses, à base d'alcool contre le mal des montagnes.
Mais visiblement, les pharmaciennes ne comprennent pas trop ce que l'on désire et nous proposent des médicaments sous forme de pilule. Comme on insiste pour un médicament à base d'alcool, elles nous sortent de l'alcool à 90°...
En tout cas, nous faisons bien marrer tout le monde et nous sommes l'attraction de la pharmacie !
Mais tant pis, on n'achète pas de leurs pilules : on se blindera de feuilles de coca à la place. ...

En rentrant à l'hôtel, on passe devant un cours de Français. La classe est ornée d'une carte des départements. Moi ça m'amuse : ça me fait penser aux cartes avec les Länder de toute bonne classe d'allemand !

PUNO et SILLUSTANI

Nous nous levons assez tôt, car il serait bête de rater une seconde fois le bus pour Puno…
Arrivés à la gare routière, plus de pb avec nos bagages ni avec les diverses taxes à payer : maintenant on assure ! Le trajet se passe très bien, les paysages sont toujours aussi beaux ! Pour nous occuper nous avons même le droit à un Bingo… que j’abandonne assez rapidement parce que ça me saoule !

Arrivé à Puno on tombe par hasard sur la patronne d’un hôtel conseillé par Sandra. Comme on commence à se rendre compte que les « bons plans » de nos guides ne sont pas si bons que ça, on ne les lit même pas et on la suit directement.

L’hôtel n’est pas trop mal et en plus on arrive à marchander à la baisse !
En revanche la patronne insiste lourdement pour nous organiser un circuit sur le lac avec visite d’îles artificielles (les îles Uros) et une nuit dans une famille sur l’île d’Amantani. Cela ressemble à peu près à ce que l’on voulait faire, mais ce qu’elle décrit sent vraiment « l’attrape-touristes ». Nous refusons donc poliment, car nous on veut se débrouiller tout seul en partant avec des pêcheurs !
Il faut savoir que les îles Uros sont extrêmement connues. Mais leurs habitants n’aiment pas les agences de voyage et refusent les tours organisés : si on veut les voir, il faut y aller par ses propres moyens. De fausses îles ont été créées spécialement pour recevoir les touristes, qui ne sont pas toujours au courant…
Nous préférons donc largement essayer de visiter les vraies îles, et voyager sur un bateau de pêche sera certainement plus sympa que sur un bateau bourré d’occidentaux en goguette…

Comme nous avons déjà perdu suffisamment de temps, avec les voyages et le bus raté de la veille, nous décidons d’aller au port plus tard et nous louons les services d’un taxi pour nous amener sur le site de Sillustani, un cimetière Inca, situé à une trentaine de kilomètre de la ville.
Le site est vraiment super ! Nous sommes quasiment seuls et un orage se forme ce qui donne une sorte d’ambiance mystique au lieu !

Au loin j’aperçois un troupeau d’alpaga ! J’en ai encore jamais vu autant ! Il faut que je me dépêche d’aller les photographier, dans ce décor ça rendra bien !
Je cours donc vers les alpagas… et je me rends vite compte de ce que ça fait de piquer un sprint à 4000m d’altitude. Au bout de 10 mètres, je m’arrête, complètement essoufflé, et Nimbus arrive, en marchant tranquillement, au troupeau bien avant moi.

J’arrive quand même à faire quelques bonnes photos. Pour faire de la contre plongée je m’allonge par terre et soudain un mouvement de panique s’empare des animaux. Trois d’entre eux foncent droit sur moi. Et moi, comme un con, au lieu de faire une photo sensationnelle, je préfère sauver ma peau en me relevant d’un bond…

De retour à Puno, nous n’avons plus le temps d’aller au port. C’était prévisible… Nous décidons donc d’aller voir une agence de voyage fortement conseillée par le Lonely Planet, pour son esprit « aventureux ». Une fois là bas nous nous rendons vite compte que ce qui nous est proposé est exactement la même chose qu’à l’hôtel !
Finalement, faute de mieux, on se résigne à aller nous inscrire au tour organisé par l’hôtel, et nous avons un nouvel exemple de la médiocrité des « bons plans » de nos guides concernant le Pérou.

On fini la journée dans un resto un peu trop touristique à notre goût, mais comme nous sommes au bord du lac il y a du poisson au menu ! Cool, ça changera du « lomo saltado » ! Je prends un truc au hasard et je me retrouve avec un plat qui aurait pu s’appeler « pescado saltado ». Grrrr.

En rentrant nous traînons un peu dans la ville. Un peu trop en fait : quand on arrive aux portes de l’hôtel, il est fermé ! Heureusement, quelqu’un nous entend et ouvre la porte ! Ouf !
Avant de me coucher je sens mon ventre gargouiller bizarrement…
Pourvu que je ne sois pas malade le lendemain : on part sur une île sans eau ni électricité !!

LAC TITICACA

Uros et Amantani

Tôt le matin, je me réveille : ouf, apparemment je ne suis pas malade !

Nous montons dans le minibus : direction le bateau !
Aïe, le bus se remplit de plus en plus ! Normal nous sommes passés par une agence...
Arrivés au port nous nous rendons compte que nous serons une vingtaine à faire le voyage. Le "capitaine" nous explique tout le circuit : tout est organisé et minuté par l'agence. Super... Heureusement, une fois sur l'île, on compte bien s'éloigner du groupe !

Après une traversée suffisamment longue pour nous permettre d'apprécier l'age avancé du bateau, nous accostons sur une île artificielle "Uros".
Il faut savoir que les Uros sont une tribu qui vit depuis l'époque des Incas sur des îles fabriquées à l'aide d'une plante, la totora. Pour le malheur des agences de voyage, les Uros, bien que très accueillants envers les voyageurs isolés, refusent l'accès à leurs îles aux bateaux remplis de touristes. Du coup, depuis quelques années, de fausses îles Uros sont créées de toute pièce afin de palier à cet interdit.
Comme nous savons parfaitement que nous venons d'accoster sur une de ces îles, Nimbus et moi sommes assez peu enthousiastes...

Finalement la visite des îles est...marrante ! Tout sonne tellement faux que c'en est ridicule ! Les édifices soi disant authentiques arborent des écriteaux en... anglais ! De plus en s'éloignant d'une trentaine de mètres de ce que le guide voulait nous montrer, nous nous retrouvons dans une sorte de terrain vague avec des maisons en tôle : c'est suffisamment éloigné pour que les "Uros" n'aient pas pris la peine de maquiller le décor avec de la totora. Le pire c'est que ça marche : aucun des autres membres de notre groupe ne s'est aventuré assez loin pour voir l'envers du décor !

Assez hilares, nous retournons les premiers sur notre bateau et nous voulons faire avouer à notre "capitaine" qu'il s'agit de fausses îles.
Nous l'attaquons donc frontalement et lui demandons où se situent les véritables îles. Bien sûr il nie et finalement nous tentons le bluff : je lui raconte que je connais un péruvien qui m'a dit que ces îles n'étaient pas là il y a dix ans. Là il nous regarde, se met à rire et nous confie qu'effectivement ces îles ne sont pas très vieilles... Victoire !!!

Après les îles flottantes, direction Amantani, une des îles les plus peuplées du lac et encore assez préservée. Comme il n'y a pas d'hôtel sur l'île, nous allons dormir dans une famille. En fait, toute l'île est une sorte de coopérative, sans propriété privée. Et pour l'accueil des visiteurs, les familles se relaient à tour de rôle et partagent l'argent via la coopérative.

On a tout le temps de réfléchir à cette forme de communisme, car la traversée est interminable ! Pour tuer le temps, nous sympathisons avec deux anglaises. L'une d'entre elles ressemble à "Lady Tottington" dans le dernier Wallace et Gromit. Du coup on la surnomme... "Gromit" !

Arrivés sur l'île nous faisons connaissance avec notre hôte et nous laissons enfin le groupe. Nous n'avons pas l'intention de le suivre avant le départ du bateau le lendemain matin...
Après un repas, qui avait tout d'un Pescado Saltado avec la grand-mère de notre famille, nous partons en exploration et nous finissons par trouver un pur spot pour voir le coucher de Soleil. Mais évidemment c'est là que tout le monde fini par converger...
En tout cas ce coucher de Soleil est l'un des plus beaux que j'ai vus !

Le soir il est prévu que nous allions à une soirée "costumée typique" avec le reste du groupe. Comme on se méfie de ce genre de soirée pour touristes, on s'éclipse pour aller voir les étoiles, mais on tombe sur la vieille qui insiste lourdement. Pour ne pas la vexer, nous finissons par y aller.
Finalement, à petite dose, c'est rigolo! Par contre, j'ai essayé de faire danser la salsa à notre grand mère, mais avec un poncho c'est mission impossible !!
Au moment de repartir, catastrophe... la salle est mal éclairée et toutes les vieilles ont les mêmes habits ! Comment retrouver la notre ???

Après quelques tentatives infructueuses qui font bien rire Gromit, on finit par la retrouver et nous rentrons à la maison.

Taquile

4h15, le réveil sonne.
On l'a mis si tôt afin d'être aux premières loges pour le lever du Soleil !
Mais comme on est claqué, chacun attend que l’autre se lève. Du coup on arrive quelques minutes en retard ! ! ! Grrr…
Mais le spectacle est quand même bien chanmé !

Notre bateau partant deux heures plus tard, Nimbus décide d’aller se coucher. Pour ma part, j’ai envie de ramener un peu d’eau du Lac ! Je redescend donc jusqu’à la rive.
Mais j’oublie que nous sommes à plus de 4000 mètres d’altitude et le dénivelé de 400 mètres m’épuise et me retarde considérablement. Du coup je reviens à la bourre et on doit repartir à l’arrache pour ne pas louper le bateau qui n’attendra pas !

Merde ! Je me rends compte que j’ai perdu mon dictionnaire d’espagnol dans la précipitation du départ ! Fait chier : j’avais mis les mails des Suisses dedans pour être sûr de ne pas les perdre !
Pour me consoler, le Soleil a chassé les nuages et le temps est magnifique : on se croirait en Méditerranée au mois d’août ! Dire que le Routard déconseille d’aller sur le lac au mois de Décembre sous peine de subir des déluges !…

Nous arrivons à Taquile une heure plus tard et nous commençons à explorer l’île. En fait elle n’est pas bien grande et tous les chemins convergent vers le village principal. Nous y croisons un groupe et comme on veut en savoir un peu plus, on s’incruste pour écouter les explications de leur guide…
Comme il parle en trois langues, c’est interminable ! Mais nous apprenons tout de même un fait amusant : ici ce sont les hommes qui filent la laine en permanence et tricotent dès qu’ils ont du temps libre.

Un peu plus tard, nous retrouvons notre groupe, et notre guide a une annonce à faire. En fait, il répète quasiment mot pour mot, le discours du guide précédent ! Super…
Puis il nous propose un repas typique. Flairant l’arnaque, nous préférons aller acheter des brochettes au marché. Elles sont super bonnes !
Et on a bien fait : apparemment, d’après Gromit, le repas « typique » était cher et assez décevant. Tu m’étonnes…

Finalement l’heure de retourner à Puno arrive. Nous embarquons à nouveau dans notre bateau et nous entamons le trajet le plus chiant de tout notre voyage : cette saloperie de barcasse se traîne à 5 nœuds. Du coup on se paye 4h en plein Soleil sous une chaleur de plomb.
Au moins ça nous laisse du temps pour discuter. Nimbus en profite donc pour faire la connaissance d’une Brésilienne : Erika. Cette dernière nous conseille un hôtel sympa pour la dernière étape de notre voyage, Cusco. Ce dernier ne figure pas dans nos guides, mais finalement on est bien content : on a plus trop confiance en eux en fait ! Comme on a l’air motivé par son conseil, elle nous recommande également de trouver un certain « Jimmy » qui nous fera une ristourne et nous conseillera si on lui dit venir de sa part.
Ca c’est cool : moi j’aime quand je peux avoir facilement une ristourne !

Nous finissons quand même par arriver à Puno et, avant d'aller à la gare routière, nous allons rechercher nos bagages qui sont restés pendant notre périple dans une chambre d'hôtel. Le trajet est épique : nous sommes dans un pousse-pousse conduit par... un boiteux ! Et il conduit comme un ouf ! Bref on est pas très rassuré...

Finalement nous prenons un bus de nuit. Direction Cuzco, la capitale de l’Empire des Incas !!

CUZCO

Cuzco

Ce trajet en bus est un cauchemar !

Un énorme péruvien est assis à coté de nous et ronfle comme un malade !
Je regrette d'avoir oublié d'acheter des boules Quiès avant de partir.
En plus, le chauffeur conduit comme un ouf ! Et comme nous sommes au premier rang, à l’étage supérieur, ça me fait flipper! D’autant plus que j’ai remarqué un impact dans le pare-brise; sûrement laissé un jour par la tête de quelqu’un qui était à ma place…
Finalement, alors que je commence à peine à réussir à somnoler, la douane arrête notre bus et fouille tous les bagages. Apparemment ils cherchent quelque chose de précis mais refusent de nous dire quoi. Nous sommes bloqués 2h…

Finalement nous arrivons complètement décalqués à Cuzco, au petit matin.
Pour une fois nous allons pouvoir nous poser un peu : nous avons prévu d’y rester une semaine.

On nous avait prévenus, Cuzco est LA ville touristique du Pérou.
Nous nous faisons donc accueillir par la gérante d’un hôtel qui veut absolument que l’on aille dans son établissement. Et elle insiste lourdement, car elle ne comprend pas que 15$ la nuit soit beaucoup trop cher pour nous.
Puis, afin de rejoindre le centre ville, nous prenons un taxi qui tente de nous faire payer le tarif Gringo : deux fois plus cher que le prix indiqué !
Décidément, ce premier contact avec Cuzco est un peu décevant.

Mais heureusement nous tombons rapidement sur le fameux Jimmy et son hôtel, qui nous avaient été conseillés par Erika. Jimmy est un sacré numéro : il n’arrête pas de sortir des blagues de cul et est fan de Gainsbourg et de… l’OM !
En tout cas nous sommes très bien accueillis et ce d’autant plus que tout le monde se souvient d’Erika à l’hôtel : elle s’est mise une bonne cuite juste avant de partir…

Ragaillardis, nous partons explorer la ville ! Malheureusement, développement touristique oblige, tous les prix ont exagérément augmenté par rapport à ce qui est indiqué dans nos guides. Mais bon, ce n’est pas très grave, la ville est tellement belle que nous oublions ça très vite. D’autant plus que nous avons faim et que nous pouvons goûter à un plat typiquement peruano : le cochon d’inde grillé !
C’est pas mauvais du tout, mais c’est un peu comme les cailles : y’a pas beaucoup de viande et on passe donc son temps à dépiauter la bestiole.

L’après-midi nous partons visiter la forteresse inca de Sacsayhuàman qui domine la ville.
Les pierres sont impressionnantes. Pesant plusieurs dizaines de tonnes, elles s’ajustent si bien qu’il serait impossible de glisser la lame d’un rasoir entre deux pierres !
Un chroniqueur espagnol en a même dit : " Dans tout le pays, vous ne trouverez pas de murailles aussi magnifiques. Elles sont composées de pierres si grandes, que personne ne peut croire qu'elles y aient été amenées par des êtres humains... Ni l'aqueduc de Ségovie, ni aucune autre construction réalisée par Hercule ou par les Romains ne peut être comparée à celle-ci..."  ; c’est dire !

Heureusement que nous sommes en basse saison, car on sent que c’est un site qui doit être assailli l’été. D’ailleurs de nombreux « guides » nous proposent leurs services, mais nous préférons décliner : il est plus sympa d’essayer d’imaginer à quoi peuvent servir tous ces édifices… pour ensuite aller chercher confirmation en s’infiltrant dans un groupe de touristes ayant un guide…

Après notre visite, nous nous baladons un peu plus loin et j’aperçois un lama isolé que j’ai bien envie de caresser ! Oui mais voilà, l’animal ne semble pas très intéressé et essaie de me filer des coups de latte ! Heureusement j’esquive et comme il n’a pas l’air de savoir cracher, j’essaie de me mettre toujours devant lui. Du coup on se tourne autour pendant cinq bonnes minutes et moi je trouve ça fun !

Après cette visite et celle d’un Jésus géant type « Rio de Janeiro » voisin, nous rentrons à l’hôtel où nous croisons Jimmy qui nous demande comment s’est passée notre journée. Devant notre enthousiasme, il nous indique l’emplacement de deux ruines non aménagées pour le public qui devraient nous plaire. Cool ! Elles ne sont qu’à quelques kilomètres de la ville et on avait de toute façon décidé d’aller en bus dans ce coin là !

La journée de demain se présente déjà pour le mieux !

Lost

On misère pour trouver l’arrêt de bus : à chaque fois qu’on demande, c’est plus loin !
Finalement on fini par le prendre au niveau du terminus…
A l’intérieur c’est rigolo : des tas de vendeurs essaient de refourguer leurs saloperies : boissons énergétiques, bouquins sur les Péruviens célèbres, etc, etc.
Mais nos petites galères ne sont pas encore finies : le bus part en pleine campagne et s’arrête n’importe où ! Comment faire pour savoir quel est notre arrêt ? Heureusement, avec l’aide de deux vieilles dames, nous arrivons à descendre au bon endroit.

Le premier site que nous visitons, n’est pas génial. En plus il est blindé de japonais !
Du coup nous partons assez vite, en direction site « secret » indiqué par Jimmy !

La montagne est jolie. Nous sommes complètement seuls et ne croisons jamais personne! Et en fait on ne sait pas du tout où sont ces putains de ruines…
Du coup on se pose et on essaie de se préparer un petit mate de coca pour pouvoir se concentrer plus efficacement sur notre situation. Mais à cette altitude, il n’y a pas d’arbre et donc il y a pas mal de vent. Du coup, impossible d’allumer le réchaud de Nimbus !
Enfin c’est pas très grave, moi je kiffe grave la balade, et en fait ce n’est même plus très grave pour moi si on ne trouve jamais les ruines.

Finalement, on croise un paysan qui nous explique que nous sommes sur le chemin vers Cuzco, mais qu’il nous faudra quatre heures pour rejoindre la ville.
Ca aurait été très sympa de continuer par là, mais comme il est déjà un peu tard, nous décidons de retrouver la route et de la suivre : ce sera plus rapide ! De plus, même si nous avons totalement abandonné l’idée de retrouver les ruines (trop bien) « cachées », par la route nous finirons par tomber sur un autre site : Quenko. C’est quand même pas si mal !

Il nous faut une bonne heure pour rejoindre la route et je suis content, car on croise des troupeaux comprenant des alpagas ! Les chiens de berger sont par contre beaucoup moins contents de nous voir et on se fait courser… Heureusement que l’on est habituéà l’altitude maintenant…

Quenko est un site très sympa où les Incas faisaient des sacrifices rituels pour lire l’avenir dans les entrailles des lamas. En gros le principe est le suivant : on ouvre le lama encore vivant par le coté et on en sort les poumons et le cœur. Si le tout est arraché en un seul morceau et palpite encore pendant quelques secondes, le présage est bon. Sinon, aïe aïe aïe !
Le principe est sympa !

Nous rentrons finalement à Cuzco par les hauteurs, ce qui nous fait prendre un escalier plutôt vertigineux !
Comme d’hab’, on discute un peu avec Jimmy qui nous dit que comme on est sympas on aura droit à une fiesta pour notre départ. On va picoler quoi !
D’ailleurs Jimmy nous conseille d’essayer les boites de Cuzco. Il y aurait plein de chicas à pécho… Il a l’air un peu déçu quand on lui dit qu’on verra ça plus tard : c’est que demain on prend un bus pour Pisac et on doit se lever assez tôt car ce site est assez loin de Cuzco.

PISAC

Raaah fait chier : l'eau est froide !
Déjà hier je me suis fait avoir. Nimbus a pu se doucher correctement, et moi non !

Bon, tant pis. Aujourd'hui nous allons à Pisac un des plus grands sites Incas conservés !
Pour cela nous devons prendre le même bus qu'hier, mais en poussant beaucoup plus loin.
Arrivés à la station, nous nous apercevons qu'il y a l'air d'avoir un problème : y'a une queue de ouf ! Et le mec qui est aux billets refuse apparemment d'en vendre !? Qu'est-ce qui se passe ?
Ah, merde... on est dimanche ! Et au Pérou, on ne rigole pas avec les jours de repos...

Après un peu de patience et de gruge, nous arrivons finalement à monter dans un bus. Mais c'est hyper inconfortable !
Enfin, bon, on arrive quand même à peu près à l'heure pour être parmi les premiers au marché. Ce dernier est divisé en deux parties : la première permet aux habitants de faire leurs courses. La seconde permet aux touristes d'acheter des souvenirs ! Bah comme ça on en profitera le soir pour acheter des cadeaux avant de prendre le bus !

En tout cas le marché "typique" est vachement sympa. Tout le monde vaque à ses occupations sans faire attention à nous et du coup, je peux faire plein de photos !

Pour aller aux ruines, qui dominent la ville moderne, nous prenons un taxi. Ce dernier roule assez vite, et il s'en faut de peu pour que nous percutions un lama qui était en train de mouler en plein milieu de la chaussée !

Arrivés sur place, nous découvrons que les ruines, sont vraiment, vraiment très étendues ! En fait il y a deux villages, plus un temple dédié au Soleil ! Et hors saison oblige, il n'y a pas grand monde et il est facile de se retrouver tout seul ! Pour s'immerger dans l'ambiance, ça aide bien !
Du coup on explore les moindres recoins et on finit par se faire un petit pique-nique, tous seuls au milieu des batisses. C'est pas la classe ?

Comme on est pas trop fatigué, on décide de redescendre à pied jusqu'à la ville moderne puis on fait le "marché pour touristes" afin de trouver quelques souvenirs à ramener en France.
Un constat : les artisans péruviens n'ont aucune originalité ! Les articles se ressemblent tous d'une boutique à l'autre. Et parfois, faut vraiment avoir des goûts de chiottes pour vouloir acheter. Mais bon, on finit par trouver notre bonheur et on reprend le bus pour Cuzco tout content !

Nous sommes toujours dimanche, et le bus est encore blindé de monde... Du coup Nimbus fera le voyage debout ! Pour ma part j'ai pu m'asseoir, à coté d'une maman qui a pris son petit garçon sur ses genoux pour me laisser une place. Sympa !
Apparemment, j'intrigue le petit garçon qui me pose plein de questions. Finalement il me demande si je parle anglais et veut que je lui apprenne plein de mots. Il a... 4 ans ! Il ira loin !
Nimbus pour sa part s'amuse beaucoup moins... Il est coincé entre plein de gens et a failli tomber lorsque le chauffeur a donné un grand coup de frein... pour éviter un lama ! Ca fait deux fois en 24h ; finalement c'est dangereux ces bestioles...

Arrivés à l'hôtel, comme il y a plein de monde autour de Jimmy, on décide d'ouvrir notre bouteille de Pisco pour prendre l'apéro avec tout le monde.
Du coup il y a une bonne ambiance ! Avec des Argentins, nous nous mettons à parler de la Coupe du Monde. Eux nous charrient car ils trouvent qu'on a le cul bordé de nouilles : on est dans un groupe facile. Je crois qu'ils ont raison.
En tout cas, les péruviens ne supportent pas bien l'alcool et après deux verres, Jimmy commence à être en forme. Ca promet pour notre "pot de départ" !

Ce petit apéro nous met en appétit ! Nous trouvons donc une gargote dans laquelle je commande un piment. D'habitude on en mange des farcis, mais là je décide d'essayer un peu plus fort : je vais prendre un piment entier moins cuit. On me prévient que c'est fort, mais je fais mon malin ! Je leur répond"me gustan mucho los picantes rocotos !"
Je coupe un gros morceau et je regarde Nimbus en lui disant que je vais morfler. Bien sûr je rigole...
Oh putain ça brûle ! C'est horrible, j'ai jamais mangé un truc aussi fort de ma vie ! Je pleure, et j'essaie de manger et de boire tout ce qui me tombe sous la main.
Nimbus, incrédule, prend un morceau de piment et... n'a rien !!!
Impossible ! Il doit bien y avoir un truc ! Je me rends compte que dans sa bouchée il n'a pas mangé de pépin. Il tente une cuillérée de pépins et là... le carnage ! Nimbus, à son tour, pleure comme une madeleine et en chie pendant dix minute.

Aujourd'hui on a appris un truc : ne pas manger de pépin de piment...